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8 mars, journée internationale des droits des femmes

8 mars, journée internationale des droits des femmes

égalité hommes-femmes

Aujourd’hui, c’est la journée des DROITS des femmes, et non pas la journée des femmes. La nuance est importante. Le thème de cette année ? « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ».

 

Pour info, on distingue :

  • La « journée internationale des femmes », le 8 mars, créée en 1977 par l’ONU pour promouvoir la lutte des femmes pour l’égalité des droits. A noter qu’en France, on préfère parler de la journée des droits des femmes.
  • La « journée internationale de l’homme », le 19 novembre, créée en 1997. Le but de cette journée est également la promotion de l’égalité des sexes, par exemple en dénonçant le fait qu’environ 10% des pères divorcés se voient confier la résidence principale de leurs enfants. Le but est également de prévenir le suicide, bien plus important chez les hommes que chez les femmes.
  • La « journée internationale des droits de l’Homme ». Le 10 décembre, on rappelle les droits inaliénables de chaque individu, quelle que soit son origine, sa religion, son opinion politique, son sexe ou encore sa sexualité.


Pourquoi ?

Parce que, malheureusement, en 2019, il existe encore de nombreuses inégalités hommes-femmes. Petite (et rapide) piqûre de rappel.

 

Premier sujet, et pas des moindres : les salaires.

Selon une étude de l’INSEE de 2014, les femmes gagnaient 24% de moins que les hommes concernant le salaire annuel moyen. Par catégorie socioprofessionnelle, si l’écart de salaire chez les employés est « relativement » faible (environ 140 €), il l’est beaucoup moins chez les cadres (environ 1160€ de plus pour un homme par mois).

Plus loin encore, en 2018, à expérience et poste équivalents, une femme gagnait 12,8 % de moins qu’un homme.

Nous ne nous étendrons pas sur la question de la représentation des femmes dans la vie publique, qu’il s’agisse de politique ou d’autres postes à responsabilité.

 

Deuxième sujet, celui des femmes victimes de violences conjugales et sexuelles.

L’enquête “VIRAGE“, de l’Institut National d’Etudes Démographiques, révélait que sur 65.000 interventions par les forces de l’ordre pour des violences conjugales, dans 60.000 cas les victimes étaient des femmes.
Toujours selon cette enquête, 14,5% des femmes déclarent avoir vécu au moins une forme d’agression sexuelle au cours de la vie pour 3,9% des hommes interrogés.

Partant de ce constat, profitons de cette journée pour rappeler qu’une femme a sa propre liberté de choix, quel que soit le sujet. Qu’elle a le droit de dire « non » à son / sa conjoint(e) si elle n’a pas envie d’avoir des rapports sexuels, sans qu’on puisse l’y contraindre. (Oui, le viol conjugal est malheureusement encore une réalité.)

S’agissant de choix, c’est aussi rappeler qu’une femme a le droit d’avorter sans que quiconque ait son mot à dire, dans la mesure où l’IVG est pratiquée dans le cadre légal.

 

Enfin, les inégalités hommes-femmes concernent aussi l’organisation de la vie de famille.

En 2015, 44 % des mères de famille nombreuse (3 enfants et plus) travaillent à temps partiel, quand cela concerne 5% des pères de ces familles. Par jour, une femme va consacrer environ 4h40 à ses enfants et aux tâches ménagères. Les hommes consacrent à peu près 2h30 à ces mêmes tâches.

 

Et pourquoi il faut le rappeler?

Parce que, malheureusement, cette journée (comme tant d’autres) est utilisée à des fins commerciales par de grandes marques. “N’oubliez pas les femmes! C’est leur journée! Offrez leur un aspirateur, des fleurs et un parfum!”

NON! Tout ça, ça doit être fait toute l’année (sauf l’aspirateur, faut pas pousser). 

Cette journée, c’est pour rappeler qu’on veut simplement être traitées à égalité avec les hommes.

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juliane_dubron

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